- - Bien des soirs, lorsque vos occupations
- semblaient vous offrir la distraction
- et que vous aviez alors l’occasion
- de profiter de la télévision,
- une fois encore, grande déception,
- car au Foyer-Club, une association
- venait de fixer une réunion.
- Quand enfin vous rentriez, bien fatigué,
- votre chère épouse enfin retrouvée,
- « Enfin, entre nous ! » alliez-vous penser ;
- eh bien non ! pas du tout, vous vous trompiez,
- la sirène se mettait à beugler,
- arrivait l’appel du corps des pompiers,
- étant Maire de la localité
- il fallait s’occuper des sinistrés,
- et la bonne nuit s’était envolée.
- - Oui, pour le Maire c’est souvent galère
- mais, si la fonction est parfois amère,
- ingrate, vous pouvez aussi être fier
- d’avoir traité de nombreuses affaires :
- la distribution d’eau est renforcée
- et dans de nombreux secteurs rallongés.
- - Des voies ont bénéficié d’enrobés ;
- les doléances des sociétés,
- trop à l’étroit ont été écoutées
- a été mise à leur disposition
- la grande maison des associations,
- et enfin, cerise sur le gâteau
- l’ensemble des bâtiments communaux
- est doté d’une chaufferie au bois
- surmontée vraiment, et cela se voit,
- d’un long cigare ; c’est très embêtant
- quand on en veut aux fumeurs du moment.
- - Enfin, au cours de vos deux mandats,
- tout n’a pas été source de tracas ;
- certains moments ont été appréciés
- en présence de vos administrés :
- lors des assemblées des sociétés,
- aux repas où vous étiez invité
- quand les anciens vous parlaient de naguère,
- de leurs joies, de leurs peines, de leurs guerres,
- aux pots des deux fêtes patriotiques
- animés par des morceaux de musique,
- et quand vous offriez, c’était magnifique,
- ces grands feux d’artifice féériques.
- Et puis n’avez-vous pas semé aussi
- une graine qui germe bien aujourd’hui ?
- votre petit fils Benjamin, si jeune,
- est donc Maire du Conseil des Jeunes !
- Alors, pas de regrets Monsieur le Maire,
- nous vous disons au revoir et merci
- et bienvenu soit votre successeur !